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Comment éliminer la cyanobacterie dans un aquarium récifal

cyanobacterie rouge dans aquarium recifal

Découvrez à travers cet article les origines de la cyanobactérie, les causes de sa prolifération ainsi que des méthodes naturelles qui permettront d’éliminer la cyanobacterie dans votre aquarium recifal.

FOCUS SUR LA CYANOBACTÉRIE EN RÉCIFAL

La cyanobactérie est un organisme unicellulaire qui peuple les océans depuis très longtemps. Elle peut se présenter sous différentes couleurs : rouges, bleues, vertes, jaunes, oranges violettes ou encore noires.

Elle contient de la chlorophylle et est capable de faire la photosynthèse pour synthétiser les éléments nutritifs dont elle a besoin pour se développer. Les déchets résultants de cette réaction est la production d’oxygène. En soirée cette production est visible en surface en observant les vacuoles remplies d’oxygène formant des « petites » bulles caractéristique de la cyanobacterie.

cyanobacterie rouge dans un aquarium recifal

La cyanobacterie a un fort pouvoir de prolifération. Elle est dangereuse pour un aquarium récifal car elle va littéralement étouffer les organismes benthiques et les coraux tout en relâchant des toxines mortelles pour le bac et ses habitants.

IMAGE : Cyanobacterie rouge sur un grain de sable dans un aquarium recifal observé au microscope avec contraste de phase grossissement 4x

LES RISQUES DANS LE CAS D’UNE PROLIFERATION DE CYANOBACTERIE

Souvent appelé « peste rouge », la cyanobactérie a de graves conséquences sur votre aquarium récifal et ses habitants si sa prolifération n’est pas controlée.

Sa prolifération causera à court terme un étouffement des coraux et provoquera une RTN ( Nécrose Rapide des Tissus ).

Pour se nourrir, la cyanobacterie va capturer avec ses filaments des matières organiques qui vont se transformer en phosphates. Outre l’augmentation des phosphates nuisibles pour le bac, c’est au niveau local que le danger existe. En effet les matières organiques vont dégager localement un fort taux de phosphate provoquant ainsi stress au corail, puis une nécrose rapide des tissus ( RTN ).

Production de toxines potentiellement mortelles. La cyanobactérie développe en phase de croissance une toxine composé de métabolites synthétisés : la cyanotoxine .

Les cyanotoxines peuvent devenir mortelles pour la population du bac car elles agissent au niveau de la régulation de la concentration en sels dissous dans les fluides internes des poissons et crustacés

COMMENT LA CYANOBACTERIE SE DEVELOPPE AFIN DE LA STOPPER

cyanobacterie rouge dans aquarium recifal

Pour se développer la cyanobacterie a besoin de lumière et tire son énergie d’éléments azotés, carbonés et phosphorés.

IMAGE : Cyanobacterie rouge au microscope avec contraste de phase grossissement 10x

Le meilleur moyen pour ne pas être confronté à ce problème est de prévenir son apparition contrôlant les taux de nutriments ainsi que la qualité de l’éclairage.

Voici une liste d’action pour éviter l’apparition et la prolifération de la cyanobactérie dans votre bac :

Attention aux excès de nutriments

Nous avons observé que la cyanobacterie apparaît lorsqu’il y a un déséquilibre ou un excès de nutriments. Cela implique au niveau chimique un excès de nitrates, de phosphates, de carbone organique et parfois même de silicates. Le maintient d’un taux équilibré de nitrates et de phosphates dans un aquarium récifal est donc primordial.

Voici quelques conseils pour rétablir un ratio NO3/PO4 favorable :

  • Mettre en place un système de filtration biologique performant. L’utilisation d’un réacteur ou un refuge à algues est très bénéfique.
  • Rincer les aliments congelés qui peuvent être source de NO3 et PO4.
  • Nettoyer régulièrement les médias de filtration (écumeur, micron bags…).
  • Assurer un bon brassage de l’aquarium, en évitant les zones mortes et l’accumulation des sédiments. Il est conseillé de brasser entre 30 et 40 fois le volume de votre bac par heure.
  • Faire des ajouts réguliers de bactéries favoriseront la dénitrification et permettra de concurrencer la cyanobacterie.
  • Il est conseillé de rajouter des détritivores pour nettoyer les résidus du substrat.
  • Vérifier l’écumeur. Un écumage puissant enlèvera les matières organiques de l’aquarium, avant qu’elles ne se transforment en NO3 et PO4.
  • Ajouter du phytoplancton marin vivant régulièrement permettra de nourrir et développer la microfaune, instaurant ainsi un milieu stable pour ré-équilibrer le bac.

Attention à l’éclairage de l’aquarium

Comme la cyanobacterie se nourrit de lumière pour se développer, il est important d’utiliser un éclairage adapté à votre bac. Veillez à respecter la durée d’éclairage et ne pas sur-éclairer.

  • Pour un éclairage avec des rampes leds, la cyanobacterie apprécie des longueurs d’ondes comprises entre 560 à 620 nanomètres (lumière jaune) et entre 665 et 680 nanomètres (lumière rouge).
  • Pour un éclairage avec des tubes fluorescents, changer les régulièrement sinon le spectre ne sera plus adéquat.

Attention à la qualité de l’eau

Attention à la qualité de l’eau de votre aquarium, de l’eau utilisé pour les changements d’eau et celle pour la compensation de l’évaporation.

  • Pour l’eau osmosée, vérifier qu’elle ne contient pas de nitrates, ni de phosphates ainsi que de silicate favorisant la prolifération de la cyanobacterie.
  • Pour l’eau de l’aquarium, attention aux changements d’eau avec un sel trop enrichie. Les changements d’eau permettent de maintenir un taux équilibré de nitrates et de phosphates et des taux d’oligo-éléments adaptés aux coraux. Par-contre l’utilisation d’un sel trop enrichie favorise l’apparition et la croissance de la cyanobactérie.
  • Eviter donc les excès d’acides aminés ou d’oligos éléments.
  • Utiliser des additifs de qualité (KH buffers, charbon actif, sels).
  • Nous avons observé que maintenir un KH et un pH plus élevé est bénéfique pour lutter contre la prolifération de la cyanobacterie.

DES SOLUTIONS CONTRE LA CYANOBACTERIE

Il serait très tentant de rajouter un produit « miracle » dans son bac pour faire disparaitre en quelques jours la cyanobactérie. De tels produits existent mais ne sont pas miracles car un traitement chimique aura obligatoirement un impact en causant un dérèglement le plus souvent non mesurable à l’instant même de l’ajout.

Malheureusement comme le problème de fond n’est pas résolu, le plus souvent la cyanobacterie ré-apparaitra quelques temps plus tard. Nous conseillons donc de mettre en place une stratégie d’attaque en 2 grandes phases.

  • La 1er phase a pour objectif de traiter la cyanobactérie à court terme
  • La seconde phase permettra de stabiliser le bac à moyen terme afin que contrôler la cyanobacterie

Actions à court terme

Nous conseillons donc l’utilisation de méthodes naturelles pour lutter contre la cyanobactérie. Parmi les méthodes il est possible de :

  • En fin de journée : Aspirer le maximum de cyanobactérie au moment ou elle est la plus visible, c’est à dire en fin de journée. Nous conseillons de prendre un tuyau d’un diamètre entre 8 à 12 mm et venir aspirer par gravitation le maximum de cyanobactérie. Vous pouvez à l’extrémité du tuyau mettre en place un microbag afin de filtrer l’eau pour réutiliser cette eau dans votre bac. Attention, le fait de remettre de l’eau neuve favorisera le développement de la cyanobactérie, d’ou l’importance de récupérer l’eau filtrée pour la réinjecter dans votre aquarium recifal.
  • Le soir : Optimiser le développement des bactéries sur la période diurne afin de venir la concurrencer. Pour optimiser le développement de bactérie, il est possible de rajouter directement des bonnes bactéries, mais aussi développer les bacteries du bac par l’ajout de « carburant » comme le sucre.

Focus méthode sucre :

Rajouter 1/4 de sucre par volume de 250 litres tous les 2 jours. Cette méthode permettra de multiplier les bactéries et concurrencera directement la cyanobacterie qui ne pourra plus se nourrir durant la nuit. Il est toujours possible d’alterner entre l’ajout de bactéries « fraiches » et l’ajout de sucre sur une période de 1 mois.

Attention : Il y a plusieurs risques dans cette méthode :

  • Si l’ajout est mal dosé, il y a un risque de bloom bacterien avec une eau blanchâtre et opaque. Il est donc important de ne pas sur-doser et surtout espacer les ajouts tous les 2 jours ! Dans le cas d’un Bloom il faudra obligatoirement et rapidement oxygéner le bac ( Pompes de brassage orientées vers le haut pour favoriser les échanges gazeux )
  • L’ajout de sucre permettra de développer les bactéries. Mais il ne fera pas la différence entre les bonnes bactéries et les bactéries pathogènes ( si vous en avez dans votre bac ). Le resultat sera à moyen terme des STN ( Slow Tissue Necrosis ) c’est à dire une nécrose des tissus par la base du pied des coraux les plus fragiles, souvent les SPS.
  • Enfin, si vous avez un bac oligotrophe ( No3 et Po4 proche de 0 ), le milieu sera encore plus pauvre avec des risques sur les organismes photosynthétiques aérobies.

Solutions durables pour lutter contre la cyanobactérie

Une bonne gestion des paramètres de l’aquarium va permettre de limiter sa prolifération. La gestion de la lumière, de la qualité de l’eau, des nutriments et du brassage permettra une amélioration.

cyanobacterie rouge

Comme l’apparition de cyanobacterie résulte d’un déséquilibre de l’écosystème de l’aquarium récifal, il faut traiter le problème à la base afin de rétablir cet équilibre.

IMAGE : Cyanobacterie rouge au microscope avec contraste de phase grossissement 40x

Favoriser le développement de la microfaune et l’épuration du bac avec un apport quotidien de phytoplanton sera bénéfique. La microfaune benthique consommera ainsi les nutriments qui ne sera plus disponible pour les cyanobactéries. 

Tout sera bon pour concurrencer la cyanobacterie dans l’aquarium recifal !

Si les algues planctoniques sont suffisamment abondantes, elles pourront aussi contrôler les algues benthiques indésirables en les rivalisant agressivement.

L’ajout quotidien de phytoplancton sera donc bénéfique pour concurrencer les cyanobacteries tout en apportant la nutrition nécessaire pour vos coraux.

L’utilisation du phytoplancton marin Synechococcus SP sera un plus dans la lutte contre la cyanobacterie. Non seulement il aura un effet positif sur la microfaune et macrofaune, ainsi que sur les coraux mous et LPS de votre aquarium recifal mais viendra rivaliser « partiellement » la cyanobacterie.

Sources : Regroupement de divers articles sur la cyanobacterie – Expériences personnelles – Article sur le groupe le recif ( Facebook )

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Comment cultiver son Zooplancton marin ?

Culture de rotifere avec phytoplancton vivant

Le zooplancton marin est la base du réseau alimentaire dans les océans. Afin de se rapprocher de cet écosystème il est utile de cultiver soi-même du zooplancton afin d’en avoir en continu pour nourrir quotidiennement son aquarium recifal d’autres cultures.

Cet article explique la mise en place d’une culture simple, facile et peu onéreuse pour cultiver des rotifères et copépodes.

Ici nous présentons la réalisation d’une culture mixte. Bien entendu, vous pouvez aussi cultiver vos souches séparément dans différentes cultures.

Protocole d’une culture de rotifère et copépode :

Préparation de la culture :

  • Nous conseillons une cuve en verre remplie avec 10 L d’eau de culture à 1025 de salinité.
  • Température de l’eau de culture : 18 -21°
  • Eclairage : 12h / jour afin de favoriser la reproduction ( éclairage leds ou tube néons )
  • Rajouter dans la cuve un tuyau avec un bulleur ( sans le diffuseur ) afin de créer un faible brassage.

Votre cuve de culture est prête à recevoir une souche de rotifère Brachionus plicatilis ( facile à cultiver ) ou de copépode.

Il est toujours possible de cultiver les 2 souches dans la même cuve car les copépodes se nourrissent de rotifères. Enfin les rotifères ont une croissance exponentielle et ne seront jamais concurrencé par les copépodes, d’ou une cohabitation potentielle.

Lancement de la culture :

  • Après avoir rajouté vos différentes souches
  • Ajouter du phytoplancton vivant afin de colorer l’eau ( vert clair ). Nous conseillons idéalement le phytoplancton marin Nannochloropsis Salina très riche en acide gras et source d’EPA et/ou le phytoplancton Tetraselmis sueccica.
  • La quantité de phytoplancton sera proportionnelle à la quantité de zooplancton. Au lancement pour une culture de 10 litres, rajouter 330 ml de phytoplancton.
  • Ensuite, rajouter du phytoplancton quand la couleur de la culture redeviendra transparente ( synonyme que la totalité du phytoplancton a été consommé )

Il est toujours possible de remplacer le phytoplancton par de la levure fraîche de boulanger. Par-contre cet ajout augmentera considérablement les Po4 et No3 de la culture et sera beaucoup moins nutritive que le phytoplancton

Récolte de la culture de zooplancton :

Au bout de 15 jours maximum la culture deviendra assez dense pour la récolte.

  • Récolter la culture à l’aide d’un tamis minimum de 50 de µm afin de récolter un maximum de zooplancton.
  • Vider l’eau de la récolte car elle sera chargée de détritus, No3 et Po4
  • Nettoyer la cuve de la récolte ( eau chaude + javel pour détruire les bacteries ) puis rincer abondamment
  • Remplir la cuve d’une eau neuve préparée la veille ( le sel est corrosif )
  • Ré-ensemencer avec une partie du zooplancton récupéré
  • Ajouter du phytoplancton vivant ( 330 ml pour 10 litres de culture )

Changer l’eau de la culture tout les 15 jours permettra de réguler automatiquement la salinité sous l’effet de l’évaporation d’eau

Astuce : Fabrication maison d’un tamis de récolte

Pour fabriquer un tamis de 50 µm, nous vous conseillons d’acheter ou récupérer un microbag de 50 µm, puis de réaliser un tamis avec un simple tube PVC diamètre 100 mm + manchon mâle de 100 mm.

Ensuite coincer le microbag entre les le tube PVC et le manchon.

Souches de culture de zooplancton :

Vous pouvez vous procurer des souches de rotifères et/ou de zooplancton pour réaliser vos cultures directement sur le site :

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Analyse d’une récolte d’une culture de phytoplancton

Cas pratique : récolte d’une culture de phytoplancton Tetraselmis

Préambule : Cet article a pour objectif de détailler les différentes étapes de récolte de phytoplancton dans une culture destinée à l’aquarium recifal

Outre la photosynthèse nécessaire au développement du phytoplancton, le phytoplancton marin cultivé dans des réacteurs a besoin de l’ajout d’une solution nutritive pour se développer. Cette solution appelée plus communément « engrais » doit contenir tout les éléments essentiels pour son développement ( sels nutritifs, vitamines etc.. )

Afin d’avoir un engrais « reefsafe » c’est à dire compatible pour l’aquarium recifal, il existe 2 solutions nutritives intéressantes : Le milieu de culture conway et la formule guillard F2P

Le milieu Conway

Le milieu de culture Conway est une solution enrichie en sels nutritifs réalisée grâce à la préparation de trois solutions :

La solution 1 (couramment appelée solution de Conway), composée de sels et de traces de métaux ;

  • Acide Ethylènediamine sel disodique – Na2 EDT A
  • Acide Borique – H3Bo3
  • Nitrate de Sodium- NaN03
  • Dihydrogénophosphate de Sodium – NaH2P04
  • Chlorure de Manganèse – MnCl2 4H20
  • Chlorure de Fer- FeCl3
  • Solution métallique
  • Eau distillée

La solution de métaux qui intervient dans la composition de la solution 1 :

  • Chlorure de Zinc – ZnCI2
  • Chlorure de Cobalt – CoCl2, H20
  • Métarnolybdate d’Ammonium ( Nf4)6 Mo7024, 4H20
  • Sulfate de Cuivre- CuS04, 5H20
  • Eau distillée

La solution 2 qui est une solution vitaminée.

  • Vitamine B1
  • Vitamine B12
  • Eau distillée

Source : Article Ifremer sur la technique de production d’algues unicellulaire

La formule Guillard F2P

La formule Guillard F2P est la concentration de la formulation originale, appelée “f Medium” (Guillard et Ryther 1962) réduite de moitié . Elle a l’avantage de mélanger tout les éléments essentiels et vitamines dans une seule solution :

Solution mère :  

  • Nitrate de sodium – NaNO3
  • Phosphate de sodium – NaH2PO4 H2O
  • Sodium carbonate anhydre EPR

Solution de traces de métaux :

  • Chlorure de fer – FeCl3 6H2O
  •  molybdate de sodium – Na2MoO4 2H2O
  •  sulfate de zinc – ZnSO4 7H2O
  • chlorure de cobalt – CoCl2 6H2O
  • chlorure de manganèse – MnCl2 4H2O

Solution vitaminique : 

  • vitThiamine HCl (Vitamin B1)
  • Cyanocobalamin (Vitamin B12)
  • Biotin

Source : Catalogue Microalgae strain at The University of Manchester

Analyse récolte culture phytoplancton Tetraselmis

Détails de la culture :

Culture de phytoplancton réalisée avec éclairage 24h/24 en led horticole, avec ajout de l’engrais formule Guillard F2P tous les 4 jours. Quantité d’engrais ajouté : 1 ml pour 1 litre de culture.

Echantillon de phytoplancton

Suivant la maturité de la culture ( test avec disque de Secchi sur une culture très dense ), nous avons stoppé l’ajout de l’engrais 7 jours avant la récolte.

Ensuite, 2h avant la récolte, nous avons arrêté le brassage du réacteur afin que le phytoplancton bien dense se dépose au fond du réacteur.

Enfin nous avons prélevé une partie de ce phytoplancton ( la partie bien dense ) et préparé pour analyse.

Analyse de la récolte

Une partie de la récolte est prélevée puis analysée au microscope afin de vérifier si elle n’a pas été contaminée par d’autres organismes vivants.

Nous conseillons d’utiliser un microscope inversé à contraste de phase pour étudier le phytoplancton. Les microscopes « classiques » ne sont pas assez précis et n’ont pas le grossissement nécessaire à l’étude du phytoplancton.

Ensuite une analyse en laboratoire est réalisée, sur le principe d’un ajout de 4 ml de phytoplancton pour 100 litres de bac.

Tetraselmis au microscope

Dans le cas de l’analyse, afin de rester dans l’environnement réel c’est à dire 4 ml de phytoplancton / 100 litres d’aquarium tous les 2 jours.

Nous avons préparé 25 litres d’eau osmosée et rajouté 1 ml de concentrée de phytoplancton.

L’analyse reçue démontre aucune trace de polluant versus l’analyse de l’engrais utilisé.

Analyse laboratoire engrais F2P rajouté ( 1 ml pour 1 litre de culture ).

Analyse laboratoire du phytoplancton récolté ( 7 jours après le dernier ajout d’engrais )

Analyse Engrais F2P guillard

Analyse complète engrais guillard F2P utilisé dans la solution Phytoboost :

Test laboratoire échantillon engrais

Synthèse pour la mise en place d’une culture de phytoplancton

Cette analyse révèle l’importance de stopper l’ajout de l’engrais plusieurs jours avant la récolte. Stopper cet ajout 3-4 jours avant la récolte nous parait insuffisant. A l’inverse laisser la culture tourner sans engrais plus de 10-12 jours risquera d’entrainer un crash de la culture. Un juste milieu de 7 jours nous parait donc idéal.

C’est le cas de la récolte des souches qui composent le Mix Phyto, un mélange concentré de plusieurs souches vivantes prêt à l’emploi, riche en acide gras, caroténoïdes, vitamines A et E, en Oméga 3, et source d’EPA et DHA.

Une nutrition idéale pour développer la microfaune de votre aquarium et nourrir vos coraux.

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Interview sur la chaine “lerecifdubelon.com”

Live avec Fredo du recifdubelon pour tous savoir sur la culture de phytoplancton et zooplancton, astuces pour fabriquer un réacteur à phytoplancton et lancer sa culture.

Nous abordons l’importance et le rôle du phytoplancton dans l’équilibre des océans, début de la chaine alimentaire qui permet de nourrir le zooplancton et comment reproduire cette chaine dans la maintenance d’un aquarium recifal.

Fredo du recifdubelon avec un aquarium magnifique de 2000 litres à la chance d’habiter proche de la mer. Cette proximité lui permet de faire des changement d’eau avec de l’eau de mer pris au large. Cette eau pullule de zooplancton, permettant de nourrir au quotidien les coraux de son aquarium.

Cette video explique comment cultiver du phytoplancton et zooplancton pour ceux qui n’ont pas la chance d’habiter près de le mer.

Voici les liens des différents sujets abordés dans la vidéo.

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Interview sur la chaine « le récif » avec Eric Fellous et Nitrobacter

Interview du 4 décembre sur la chaine « le récif » animée par Eric Fellous

La vidéo explique en détail l’importance et le rôle du phytoplancton dans l’équilibre et la maintenance d’un aquarium recifal.

Vidéo avec Alain Tortey spécialiste incontournable des méthodes naturelles et de la maintenance des aquariums marins et de David de la société Recifaliste.

L’ajout de phytoplancton quotidiennement permettra de se rapprocher de l’écosystème qui existe dans les océans et permettra ainsi de développer la microfaune et de nourrir les coraux.

A savoir : Le phytoplancton et le zooplancton sont bénéfiques à moyen terme pour l’équilibre de l’aquarium recifal

Pour en savoir plus :

le zooplancton en recifal
Le phytoplancton en recifal

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Le phytoplancton est-il utile pour la croissance des coraux LPS ?

Le phytoplancton est à la base de la chaine alimentaire dans les océans. Cependant, dans un milieu clos comme l’aquarium recifal, est-il vraiment utile d’en rajouter ?

Dans cet article nous avons essayé de résumer le fonctionnement des coraux de type LPS et l’intérêt d’avoir un apport régulier de phytoplancton marin.

Les coraux LPS

Les coraux LPSLarge Polyp Scleractinian soit en français grandes polypes durs ) sont des animaux qui vivent dans les eaux marins océaniques.

Ils sont composés de polypes dont l’aspect ressemble à des minuscules anémones de mer, mais à la différence des anémones ils ont un « exosquelette dur » qui s’appelle le « coenostéum » qui est composé de carbonate de calcium sous forme d’aragonite.

Des exemples très connus de LPS appartiennent surtout à 3 familles principales :

La famille des Caryophylliidés:

Dans la famille des Caryophylliidés nous retrouvons les coraux LPS de type  :

  • Catalaphyllia
  • Euphyllia (photo )
  • Galaxea
  • Plerogyra
  • etc..

La famille des Faviidés :

Dans la famille des Faviidés nous retrouvons les coraux LPS de type :

  • Caulastrea ( photo )
  • Diploastrea
  • Echinopora
  • Favia
  • Goniastrea
  • Moseleya
  • etc..

La famille des Mussidés:

Dans la famille des Mussidés nous retrouvons les coraux LPS de type :

  • Acanthastrea ( photo )
  • Acanthophyllia
  • Blastomussa
  • Lobophyllia
  • etc..

Les Mussidés se caractérisent essentiellement par de gros corallites (calices) dont les bords (septa) sont fortement dentés, et recouverts d’un solide tissu.

Astuce : pour vérifier que votre LPS est un Mussidé il faut veiller aux puissants septes dentés que l’on peut toucher avec délicatesse. S’ils ne sont pas présents, il s’agit le plus souvent d’un type de Faviidé et non pas d’un Mussidé.


Comment se développe les coraux LPS

Il est important de comprendre comment se développent les coraux LPS afin de mieux les maintenir dans nos bacs récifaux.

Voici quelques grands principes :

1 – La lumière

Comme pour les coraux SPS, la lumière est capitale dans le développement du squelette grâce au processus de la photosynthèse. Ce processus est réalisé grâce aux zooxanthelles qui sont des algues symbiotiques vivant à l’intérieur des polypes des coraux.

Les coraux LPS présents dans une eau peu profonde ( Que l’on retrouve dans l’aquarium recifal avec des couleurs magnifiques comme des reflets métalliques ) sont renforcées par un éclairage puissant au spectre enrichi en bleu.

2- La qualité de l’eau

Il est possible d’observer que les coraux LPS  peuvent s’habituer à des eaux pauvres en nutriments, mais attention ces conditions de maintenance ne sont pas optimales sur la durée. Ainsi avoir un peu de No3 ( maximum de 12 mg/l ) favorise leur développement.

Une température de 23° C avec un maximum de 27° C, une densité entre 1023 et 1024 (à 25° C) et un pH entre 7.8 et 8.5 est supportée sans problème.

Comme les SPS, les coraux LPS ont un squelette calcaire, il faut donc un apport quotidien en calcium pour les fortifier et les développer mais nécessitent moins de calcium que les coraux SPS à croissance rapide. Ainsi la quantité de calcium peut osciller entre 380 et 400 mg/l s’il n’y a pas de coraux SPS dans l’aquarium sans avoir d’effet négatif sur les coraux à gros polypes. Ne pas oublier, qu’ils ont besoin aussi d’un apport en magnésium et strontium.

3- Zooplancton

Les coraux LPS sont de véritable carnivores ! Dans les océans, les coraux LPS avec leurs tentacules, captures de nombres proies vivantes de petites tailles, plus communément appelé zooplancton. Le zooplancton qui est abondant en enzymes, oligo-éléments et acides gras favorisera la croissance des coraux.

Les coraux LPS se nourrissent de proies qui sont dimensionnées à leurs tailles ( copépodes, rotifères etc.. )

Comme le montre la photo de L’Euphyllia et la taille de sa bouche, nous comprenons donc qu’ils se nourrissent de zooplancton, et parfois de larves.

Nous pouvons observer cette chasse principalement la nuit avec leurs tentacules

Pour plus de détails sur le zooplancton, nous vous invitons à lire l’article sur le zooplancton pour récifal

4- Le Phytoplancton marin ?

Dans les océans le plancton est la base de la chaine alimentaire,  il désigne l’ensemble des végétaux ( Phytoplancton )  et animaux ( Zooplancton ) qui sont microscopiques ou de petites tailles et qui ne peuvent pas se déplacer contre le courant .

Le phytoplancton se trouve souvent à la surface des océans car il utilise la photosynthèse pour se développer.  Cette photosynthèse est rendue possible grâce à la chlorophylle contenue dans les cellules du phytoplancton et qui lui donne pour certaines souches cette couleur « verte ».

Le zooplancton se nourrit de phytoplancton. Un apport régulier en phytoplancton permettra ainsi de développer la Microfaune de l’aquarium recifal pour reproduire le même éco-systeme que dans les océans afin que les coraux LPS puissent avoir à profusion du zooplancton. Enfin les dernières études montrent que la plupart des coraux LPS consomment aussi du phytoplancton.

Bien entendu, le phytoplancton marin est aussi à la base de l’alimentation des coraux filtreurs ou des bivalves filtreurs comme les Bénitiers ( photo ).

Il existe un grand nombre de type de souche de phytoplancton, mais au niveau nutritionnel voici les principales qui sont interessantes pour nourrir le zooplancton et les coraux LPS :

Benitier bilvalve filtrer de phytoplancton

 

Expérience personnel des bienfaits du phytoplancton sur les coraux LPS

Dans la famille des Caryophylliidés nous retrouvons le corail LPS  Catalaphyllia Jardinei.

Nous avons la chance d’avoir ce magnifique corail dans un bac recifal alimenté en phytoplancton et zooplancton marin.

Voici une photo prise en juin 2019 pour la comparer et voir son évolution. Outre une maintenance adéquate ( qualité de l’eau, apport de la lumière et ajout d’un mysis 1 fois toutes les 2 semaines ) l’ajout quotidien de plusieurs souches de phytoplancton à boosté sa croissance.

Il ne faut pas oublier que le phytoplancton est la première étape de la chaîne alimentaire et avec l’ajout de plusieurs souches de phytoplancton, vous optimiserez ainsi les apports nutritionnels  ( les carences d’une souche seront ainsi compensées par une autre souche )

Pour plus de détail sur le fonctionnement du Plancton marin et en particulier sur le phytoplancton voici un article qui explique son fonctionnement :

Phytoplancton marin

Lorsque nous reproduisons dans notre aquarium une partie d’un récif, et que nous souhaitons nous rapprocher et imiter le milieu naturel, il est intéressant de comprendre comment fonctionne le Plancton qui est présent dans tous les océans. 

Quand et comment nourrir avec le phytoplancton ?

Les coraux ont un rythme biologique qui est synchronisé avec les cycles lumineux. La nuit les coraux LPS chassent beaucoup plus que en journée.

Lorsque les lumières de l’aquarium commencent à s’éteindre, c’est souvent le moment idéal pour nourrir vos coraux.

Dans le cas ou vous souhaitez directement ajouter dans votre aquarium du phytoplancton vivant et pur prêt à l’emploi, nous vous invitons à découvrir le Mix phytoplancton, un concentré de souches vivantes 100% pur et 100% naturel.

Il contient le mélange de 4 souches vivantes de phytoplancton prêt à l’emploi, idéal pour nourrir les coraux LPS mais aussi favoriser le développement de la microfaune dans votre aquarium recifal.

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Comment contrôler la densité du phytoplancton

Utilisation du disque de Secchi pour contrôler la croissance du phytoplancton

Le disque de Secchi est utilisé pour mesurer la turbidité d’un liquide et dans notre cas il va être très utile pour mesurer et contrôler la croissance des souches de phytoplancton dans nos réacteurs.

Le disque de Secchi est composé généralement d’une rondelle de 20cm de diamètre partagée en quarts alternés noirs et blancs (2 côtés noirs et 2 blancs) avec une corde accrochée ( Cf photo disque de Secchi )

Le disque Secchi a été nommé d’après son inventeur Pietro Angelo Secchi (1818-1878), scientifique jésuite (astrophysicien, météorologue…) qui fut directeur de l’Observatoire du Vatican (1850…). Le disque servit pour la première fois en mer Méditerranée en 1865. Il a pour avantages d’être léger, peu encombrant, bon marché et simple d’utilisation ( Source Wikipédia )

Pour mesurer la turbidité du liquide, il faut plonger le disque dans le liquide jusqu’à ce que l’on ne puisse plus le voir. Ensuite on note la profondeur (longueur du câble) puis nous remontons le disque jusqu’à réapparition de celui-ci, notée également. La mesure retenue est le point médian entre ces deux extrêmes. Ainsi on marque la corde à la surface du liquide et on mesure la longueur de la corde immergée.

Dans le cas de la mesure de la croissance de nos cultures de phytoplancton, nous remplacerons la corde par une baguette bois ou plastique ( pour faciliter les relevés ). Sur cette baguette nous noterons une graduation tous les 1 cm. Une graduation de 2cm à partir du disque correspondra à une culture bien concentrée (0.5g/l à 0.8g/l)

Disque de Secchi pour contrôler la densité du phytoplancton

 

Matériel pour fabriquer un disque de Secchi pour les cultures de phytoplancton marin

Dans le cas de vos cultures de phytoplancton marin, il vous faudra :

  • Un plastique blanc, dans mon cas j’ai utilisé un couvercle d’une boite plastique
  • Une baguette en bois ( ici baguette chinoise )
  • Un marqueur indélébile
  • Un cutter
  • Un objet rond de 5 cm de diamètre ( un verre ou autre ) pour faciliter le découpage.

Afin de constituer un disque de Secchi convenable pour vos mesures prenez le morceau de plastique blanc épais. Couper un rond d’environ 3 à 5 centimètres de diamètre puis prenez le marqueur et dessinez le disque. Ensuite il suffit de fixer en dessous du disque une punaise ou une pointe avec le côté piquant en avant. Prenez la petite baguette de bois droite et y graduer les centimètres et ensuite fixez la baguette sur la punaise ou pointe.

Votre disque de Secchi est fait :

Outils pour fabriquer disque de Secchi

Découpe du disque de Secchi

Disque de Secchi

Méthode pour contrôler la densité de vos cultures avec un disque de Secchi

Plongez le disque de Secchi bien perpendiculairement soit dans votre culture soit dans au récipient préparé à l’avance.

Enfoncez le disque de Secchi jusqu’à ce qu’il ne soit plus visible dans le liquide. A ce moment là, notez bien sur la baguette graduée le niveau atteint. Ensuite ressortez la baguette et regardez le nombre de centimètre immergé.

Pour la mesure de croissance des microalgues, une graduation de 2cm correspond à une culture bien concentrée (0.5g/l à 0.8g/l) en fonction de chaque souche. 

Disque de Secchi dans culture de phytoplancton

Disque de Secchi plongé dans une culutre de phytoplancton

Disque de Secchi immergé dans une culture de phytoplancton marin

Important :

  • Une graduation de 2cm correspond à une culture bien concentrée (0.5g/l à 0.8g/l)
  • Faire attention à bien nettoyer le disque, surtout dans le cas d’une utilisation pour contrôler plusieurs cultures ( Afin de ne pas les souiller et/ou mélanger plusieurs souches ensembles )
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Le phytoplancton est-il utile pour les coraux SPS

Acropora vert pointe violette avec phytoplancton

Suite à de nombreuses demandes afin de savoir si l’ajout quotidien de phytoplancton a un réel bénéfice pour la croissance de nos coraux SPS, voici un article qui explique synthétiquement comment fonctionne les coraux de type SPS.

Il permettra d’apporter des pistes de réflexion sur l’utilité d’un apport régulier de phytoplancton marin vivant dans un aquarium recifal peuplé de coraux SPS

Les coraux SPS

Acropora vert pointe violette avec phytoplancton

Les coraux SPS ( Small Polyps Scleractinian soit en français petites polypes durs ) sont des animaux qui vivent dans les eaux marins océaniques.

Ils sont composés de polypes dont l’aspect ressemble à des minuscules anémones de mer, mais à la différence des anémones ils ont un « exosquelette dur » qui s’appelle le « coenostéum » et se différencient des coraux LPS ( Large Polyp Scleractinian soit en français grandes polypes durs ) qui ont aussi un exosquelette dur.

Il est intéressant de noter que leur exosquelette est composé de carbonate de calcium sous forme d’aragonite.  Ainsi les coraux SPS peuvent prendre différentes formes, souvent sphériques ou en forme de buisson de cornes, et parfois à des formes beaucoup plus complexes selon le mouvent de l’eau.

Les coraux durs ( ou scleractinian ) sont des constructeurs de récifs coloniaux, il y a des coraux dits « hermatypiques » et des coraux « ahermatypiques ».

Les coraux hermatypiques

Corail SPS du type acropora

Les coraux hermatypiques sont des coraux durs constructeurs de récif via la production d’un squelette calcaire, parmi ces coraux nous retrouvons des Acroporidés  du types Acropora et Montipora.

Pour maintenir ce type de corail il est nécessaire d’avoir une eau chaude ( 24-26° ) claire avec une faible concentration de nutriments en suspension ( Faible concentration de nitrates et phosphates ) et riche en oxygène.

La lumière devra être en abondance, car le développement du corail se réalisera par le processus de la photosynthèse.


Les coraux ahermatypiques

corail marin du type madrépore

Les coraux ahermatypiques sont des coraux durs non constructeur de récif. Ils ne synthétisent pas ou ils ont besoin de très peu de calcium pour construire un squelette calcaire.

C’est le cas des coraux madrépore par exemple. ( Cf Photo corail madrépore ). Ils sont souvent massifs et solitaires

Comment se développe les coraux SPS

Il est important de comprendre comment se développent les coraux SPS afin de mieux les maintenir dans nos bacs récifaux. Voici quelques grands principes :

1 – La lumière

La lumière est capitale dans le développement du squelette grâce au processus de la photosynthèse. Ce processus est réalisé grâce aux zooxanthelles qui sont des algues symbiotiques vivant à l’intérieur des polypes des coraux.

2- Le calcium

L’apport quotidien en calcium permet de fortifier et de développer le squelette calcaire, ainsi que l’apport en magnésium et strontium.

Polype d'un corail avec des zooxanthelles

3- Le Zooplancton

Il est intéressant de noter que les coraux SPS sont aussi de véritables carnivores !

Bien entendu ils se nourrissent de proies qui sont dimensionnées à leurs tailles. Comme le montre le schéma vous pouvez imaginer la taille d’une polype d’un corail du type Acropora en regardant votre bac.

Maintenant si l’on analyse la taille de sa bouche, nous comprenons qu’ils se nourrissent essentiellement de zooplancton, et parfois de larves.

Nous pouvons observer cette chasse principalement la nuit avec leurs tentacules.

« On sait que les couches planctoniques se rapprochent la nuit de la surface, c’est donc avec le crépuscule que le polype commence sa chasse. Ses parties molles, jusque-là rétractées dans le calice, s’étirent. Les tentacules se déploient et s’agitent en tous sens, explorant aveuglément la mer (…) Il suffit qu’un tentacule attouche à peine une proie, c’est aussitôt l’explosion des batteries de cnidoblastes qui déchargent leur harpon empoisonné. La proie foudroyée ou paralysée est alors emprisonnée dans une forêt ondulante de tentacules qui la dirige vers la bouche. La digestion a lieu dans la cavité gastro-vasculaire où l’endoderme sécrète des enzymes digestives permettant la dégradation rapide en produits facilement assimilables. »

Extraits de : Les coraux, B. Robin C. PETRON, C. Rives

4- Le Phytoplancton marin ?

Suite à différentes anciennes études, les coraux de type SPS ne se nourrissent pas de phytoplancton marin, à la différence des coraux LPS ou coraux moux.

phytoplancton marin au microscope

Cependant des études récentes menées par l’AIMS (Institut Australien des Sciences Marines) expliquent que la majorité des nourritures qui sont artificielles, ne sont pas bien acceptées par les Acroporas excepté le phytoplancton vivant:

Des ajouts réguliers de phytoplancton, peuvent avoir un impact tout à fait positif. D’autres remarques importantes provenant d’autres études et
citées dans celle-ci, montrent que l’eau de mer naturelle non filtrée s’est révélée donner de meilleurs résultats en terme de croissance. Probablement à cause du phytoplancton inclus dedans. Les Acropora ont également une capacité limitée par rapport à d’autres espèces avec la même taille de polypes (Pocillopora, Seriatopora …) à capturer des proies vivantes ce qui suggère que du phytoplancton plus petit et moins mobile est le type de proies le plus adapté pour eux.

Extraits de : Elucidating an optimal diet for captive Acropora corals’ par J.A. Conlan, C.A. Humphrey, A. Severati, C.C. Parrish, D.S. Francis.

Pour plus de détails sur l’article : https://recifalnews.fr/2019/09/acropora-quelques-publications-interessantes/

5- Pour résumer

Le phytoplancton marin est la première étape de la chaîne alimentaire dans les océans. Avec un ajout régulier dans votre aquarium recifal, vous vous rapprocherez du milieu naturel.

Ajouter du phytoplancton marin vivant est donc bénéfique pour votre bac, il permettra de développer la micro et marcofaune, nourrir vos coraux moux et LPS et favorisera aussi le développement de vos coraux SPS.

Il existe beaucoup de type de souche de phytoplancton, cependant pour une utilisation en aquarium récifal et en particulier pour les coraux SPS  voici les principales :

Dans un article précédent nous avons vu l’importance de rajouter du phytoplancton marin pour entretenir votre microfaune et donc d’avoir une grande diversité de zooplancton dans votre bac récifal.

Vous pouvez vous procurez du phytoplancton marin vivant et 100% pur sur notre boutique en ligne :

Mix phytoplancton marin 330ml
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Les fondamentaux en récifal: le cycle de l’azote

Le cycle de l’azote

Pour une maintenance simple, il faut bien comprendre divers fondamentaux comme le cycle de l’azote en récifal

Définition: Le cycle de l’azote est le procédé biologique et naturel d’élimination des ammoniac (NH3) et des nitrites (NO2)

La base du récifal est réalisée grâce à la présence de bactéries spécifiques , qui se nourrissent d’ammoniaque, puis quand l’ammoniac est digéré, il en résulte des nitrites. Ensuite, dans un second temps, d’autres bactéries (nitrobacter) s’occupe des nitrites et fait des nitrates (NO3)
Le nitrate est consommé par des bactéries dans les pierres vivantes puis consommé par les algues supérieur et les coraux mous.

Voici un schéma du cycle de l’azote sur une méthode berlinoise ( avec des pierres vivantes ) :

Le cycle de l'azote

L’azote organique est pris en charge par différentes bactéries pour retrouver une forme minérale : ammoniac (NH3), ammonium (NH4), nitrites (NO2), nitrates (NO3) ou diazote gazeux (N2).

Alors que les NH3, NH4 et NO2 sont toxiques à de faibles concentrations, les NO3le sont beaucoup moins. Le cycle commence sont processus

Vous avez compris, pour avoir une «maintenance facile» il vous faudra dans un aquarium récifal seulement quelques coraux mous, des crevettes nettoyeuses et quelques vers tubicoles, et très peu de déchet!

Si vous rajoutez des poissons, il y aura de la pollution !  D’où l’importance d’avoir un système de filtration performant pour éliminer les déchets avant leur transformation (Écumeur, pompes de brassage ..)

Aquarium recifal en cour de cycle azote

Exemple d’un aquarium recifal en cours de demarrage de cycle.

Il faut environ 3 à 4 semaines de « cyclage » lors de son démarrage. cela permet un développement des bactéries du cycle de l’azote pour dans un premier temps prendre en charge la matière morte présente sur et dans les roches vivantes, et pour ensuite pouvoir dégrader les dechets

Et le phytoplancton dans tout ça !

L’ajout quotidien de phytoplancton marin permettra d’équilibrer et de nourrir votre microfaune, essentielle pour le nettoyage du bac et son équilibre. Le phytoplancton marin permettra aussi au passage à nourrir vos coraux de type LPS ou vos coraux moux.

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Le zooplancton en récifal – Les copépodes

Le zooplancton récifal – Focus sur les copépodes

Le zooplancton en aquarium récifal est composé de plusieurs groupes d’organismes marins, et cet article aborde principalement les copépodes qui composent la microfaune et macrofaune de nos aquariums marin. 

La microfaune désigne l’ensemble du zooplancton inférieur à 0,2 mm et la macrofaune désigne les animaux dont la taille s’échelonne entre 4 et 80 mm et qui peuvent être facilement observés à l’œil nu.

Vidéo d’une goutte de Zooplancton ou l’on peut observer des copépodes à l’œil nu puis au microscope de la microfaune de pleine eau :

Les origines des copépodes

Les copépodes appartiennent à la classe des crustacés, et il y a plus de 14 000 espèces identifiées à ce jour dont 10 000 sont marines. Les copépodes sont de petits crustacés dont les adultes mesurent le plus souvent qu’un ou deux millimètres (les espèces les plus petites mesurent environ 0,2 mm et les plus grandes environ 10 mm).

Le terme de copépode est issus de deux racines grecques : kope qui signifie rame et podos qui signifie pied. Le nom de ces animaux fait ainsi référence à leurs pattes en forme de rames. Les copépodes représentent entre 60% à 80% de la biomasse zooplanctonique et en fait l’élément principal du zooplancton.

Morphologie du copépode :

copépodes

    • La tête, ou céphalosome, est composée de 6 segments fusionnés.
    • Le métasome ou thorax est composé de 5 éléments, ou segments thoraciques.
    • L’abdomen est également composé de 5 segments ( formant l’urosome )
    • Le dernier segment porte l’anus ainsi que deux extensions plus ou moins développées formant la furca.
    • La tête et le thorax constituent le céphalothorax.
    • Les appendices, ou antennes, sont souvent de longueur à peu près égale à celle du corps. Elles portent souvent un grand nombre de soies qui peuvent jouer un rôle sensoriel, intervenir dans la capture de la nourriture et participe à la locomotion . Elles sont souvent utilisées pour distinguer les différentes espèces de copépodes.

Nous nous intéressons à deux groupes principaux de copépodes : les Harpacticoïda qui sont entièrement benthiques ( copépodes vivant sur le fond ou à l’intérieur même des sédiments, souvent au fond de l’aquarium ou sur la paroie) et les Calanoïda c’est à dire des animaux pélagiques (nage libre).

Les différents types de copépodes

Les copépodes Harpacticoïda

copépode harpacticoidaLes copépodes appartenant à l’ordre  harpacticoida  vivent au fond de l’eau, sur le substrat, les roches ( infractuosités des pierres vivantes ) les vitres et sur d’autres surfaces. Ils sont faciles à reconnaître car ils ont une première antenne très courte.

Ils se nourrissent de matière organique morte : boue ou détritus et des micro-algues de l’eau et sont ainsi de très bon détritivores.

Ils sont très appréciés par le Synchiropus splendidus  ( appelé plus communément le mandarin ), et d’autres dragonnets, blennies, gobies et autres vivants qui chassent sur les pierres vivantes ou le substrat.

Les juvéniles copépodes sont d’environ 100 microns, et sont appréciés comme nourriture pour larves de poissons.

Ce groupe de copépodes est facile de maintenance et accepte sans trop de problème des variations de température, de salinité ( Salinité 20 – 34 ppt / Température 15-28 ° C )

Les copépodes Calanoïdes

copépode calanoïdeLes copépodes appartenant à l’ordre calanoïde se reconnaissent par de grandes antennes. La plupart du temps, ils sont dans la colonne d’eau et sont difficiles d’entretien dans nos aquariums  récifaux ( Souvent éliminées par la filtration et l’écumeur).

Ils ont un cycle de vie d’environ 30 jours et consomment principalement que du phytoplancton . Enfin, certaines espèces sont très tolérantes à la température et à la salinité.

Le fait qu’ils ne vivent pas sur le substrat comme les  harpacticoida, leur entretien dans un aquarium récifal est très difficile, excepté si il s’agit d’un annexe pour l’entretien des  calanoidas.

L’alimentation des copépodes

Elle est différente selon le type d’espèce, de la croissance et même des saisons, cependant elles ont quelques points communs :

Il y a les copépodes qui sont herbivores et les copépodes qui sont carnivores. Les copépodes herbivores sont presque toujours des filtreurs et se nourrissent d’algues unicellulaires de petite taille (5 à 50 µm environ) en eau douce comme en mer. Les souches de phytoplancton les plus appropriées pour leurs développements sont la souche tetraselmis suecica et la souche Nannochloropsis Oculata

Il y a aussi les copépodes carnivores qui ne filtrent pas l’eau mais qui attrapent leurs proies après avoir détecté les mouvements (mécanoréception) ou les effluves chimiques (chémoréception). Ces proies peuvent être de très petits organismes pluricellulaires tels que les rotifères, des larves d’autres crustacés ou encore d’autres copépodes.

Entre les deux, nous avons beaucoup d’espèces de copépodes qui ont régime un alimentaire à la fois herbivore et carnivore et qui participent à nettoyer les détritus organiques lorsque ceux-ci sont abondants dans l’aquarium.

Plus globalement, au vu de leurs diversités, les copépodes sont très important dans l’équilibre de nos aquariums recifaux et marin car ils sont à la base de la chaîne alimentaire et permettent ainsi de faire le lien le monde microbien et la macrofaune. Grâce à eux et la prédation exercée au niveau des différentes microbiennes, les copépodes permettent la régulation de ces populations et participent au recyclage de la matière organique.

A terme, un aquarium recifal sans leur présence pourrait conduire à l’asphyxie de votre aquarium.

Astuce :

Si votre bac est très pauvre en microfaune, nous vous conseillons l’ajout / ou remplacement de quelques pierres par des pierres vivantes bien fraîches regorgeant de microfaune naturelle. Il est aussi possible de se procurer directement de la microfaune auprès de votre spécialiste eau de mer ou sur directement sur internet.

Au début d’un bac la microfaune est présente avec l’ajout des pierres vivantes, mais malheureusement elle disparaît peu à peu par manque de soin et d’apport en nourriture. L’ajout de phytoplancton marin est un moyen de la maintenir et de la développer.

Vous pouvez aussi rajouter directement dans votre aquarium recifal ( de préférence le soir ) le Mix de Zooplancton en vente sur le site  :