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L’apport de phytoplancton est-il utile pour la croissance des coraux LPS ?

L’apport de phytoplancton est-il utile pour la croissance des coraux LPS ?  Dans cet article nous avons essayé de résumer le fonctionnement des coraux de type LPS et l’intérêt d’avoir un apport régulier de phytoplancton marin.

Les coraux LPS

Les coraux LPSLarge Polyp Scleractinian soit en français grandes polypes durs ) sont des animaux qui vivent dans les eaux marins océaniques.

Ils sont composés de polypes dont l’aspect ressemble à des minuscules anémones de mer, mais à la différence des anémones ils ont un “exosquelette dur” qui s’appelle le « coenostéum » qui est composé de carbonate de calcium sous forme d’aragonite.

Des exemples très connus de LPS appartiennent surtout à 3 familles principales :

La famille des Caryophylliidés:

 

 

Euphyllia avec le phytoplancton marin

Dans la famille des Caryophylliidés nous retrouvons les coraux LPS de type  :

  • Catalaphyllia
  • Euphyllia (photo )
  • Galaxea
  • Plerogyra
  • etc..

 

 

 

La famille des Faviidés :

 

Caulastrea avec le phytoplancton marin

Dans la famille des Faviidés nous retrouvons les coraux LPS de type :

  • Caulastrea ( photo )
  • Diploastrea
  • Echinopora
  • Favia
  • Goniastrea
  • Moseleya
  • etc..
 

 

La famille des Mussidés:

 

Acanthastrea avec le phytoplancton marin

Dans la famille des Mussidés nous retrouvons les coraux LPS de type :

  • Acanthastrea ( photo )
  • Acanthophyllia
  • Blastomussa
  • Lobophyllia
  • etc..

Les Mussidés se caractérisent essentiellement par de gros corallites (calices) dont les bords (septa) sont fortement dentés, et recouverts d’un solide tissu.

Astuce : pour vérifier que votre LPS est un Mussidé il faut veiller aux puissants septes dentés que l’on peut toucher avec délicatesse. S’ils ne sont pas présents, il s’agit le plus souvent d’un type de Faviidé et non pas d’un Mussidé.

 

 


Comment se développe les coraux LPS

Il est important de comprendre comment se développent les coraux LPS afin de mieux les maintenir dans nos bacs récifaux. Voici quelques grands principes :

1 – La lumière

Comme pour les coraux SPS, la lumière est capitale dans le développement du squelette grâce au processus de la photosynthèse. Ce processus est réalisé grâce aux zooxanthelles qui sont des algues symbiotiques vivant à l’intérieur des polypes des coraux. Ces coraux vivent en eaux peu profondes et dans aquarium recifal les couleurs avec des reflets métalliques sont renforcées par un éclairage puissant au spectre enrichi en bleu.

2- La qualité de l’eau

Il est possible d’observer que les coraux LPS  peuvent s’habituer à des eaux pauvres en nutriments, mais attention ces conditions de maintenance ne sont pas optimales sur la durée. Ainsi avoir un peu de No3 ( maximum de 12 mg/l ) favorise leur développement.

Une température de 23° C avec un maximum de 27° C, une densité entre 1023 et 1024 (à 25° C) et un pH entre 7.8 et 8.5 est supportée sans problème.

Comme les SPS, les coraux LPS ont un squelette calcaire, il faut donc un apport quotidien en calcium pour les fortifier et les développer mais nécessitent moins de calcium que les coraux SPS à croissance rapide. Ainsi la quantité de calcium peut osciller entre 380 et 400 mg/l s’il n’y a pas de coraux SPS dans l’aquarium sans avoir d’effet négatif sur les coraux à gros polypes. Ne pas oublier, qu’ils ont besoin aussi d’un apport en magnésium et strontium.

3- Zooplancton

Les coraux LPS sont de véritable carnivores !

Euphyllia qui filtre le phytoplancton marin

Bien entendu ils se nourrissent de proies qui sont dimensionnées à leurs tailles.

Comme le montre la photo de L’Euphyllia et la taille de sa bouche, nous comprenons donc qu’ils se nourrissent de zooplancton, et parfois de larves.

Nous pouvons observer cette chasse principalement la nuit avec leurs tentacules.

Pour plus de détails sur le zooplancton, nous vous invitons à lire l’article sur le zooplancton pour récifal

 

 

 

4- Le Phytoplancton marin ?

Le phytoplancton est composé de diverse algues microscopiques qui sont absorbées par les coraux filtreurs ( moux et LPS )

Le phytoplancton marin est à la base de l’alimentation des coraux filtreurs ou des bivalves filtreurs comme les Bénitiers ( photo ).

Il existe un grand nombre de type de souche de phytoplancton, mais au niveau nutritionnel voici les principales qui sont interessantes pour nourrir nos coraux LPS :

Bénetier qui filtre le phytoplancton marin

 

Expérience personnel des bienfaits du phytoplancton sur les coraux LPS

Dans la famille des Caryophylliidés nous retrouvons le corail LPS  Catalaphyllia Jardinei. J’ai la chance d’avoir ce magnifique corail dans mon bac recifal, qui me permet aussi de tester au quotidien les bienfait du phytoplancton.

J’ai retrouvé une photo prise en juin 2019 pour la comparer avec une photo prise en juin 2020. Outre une maintenance adéquate ( qualité de l’eau, apport de la lumière et ajout d’un mysis 1 fois toutes les 2 semaines ) l’ajout quotidien de plusieurs souches de phytoplancton à boosté sa croissance.

 

Catalaphyllia Jardinei croissance avec phytoplancton marin

 

Il ne faut pas oublier que le phytoplancton est la première étape de la chaîne alimentaire et avec l’ajout de plusieurs souches de phytoplancton, vous optimiserez ainsi les apports nutritionnels  ( les carences d’une souche seront ainsi compensées par une autre souche )

Lorsque nous reproduisons dans notre aquarium une partie d’un récif, et que nous souhaitons nous rapprocher et imiter le milieu naturel, il est intéressant de comprendre comment fonctionne le Plancton qui est présent dans tous les océans. 

Pour plus de détail sur le fonctionnement du Plancton marin et en particulier sur le phytoplancton voici l’article suivant :

Phytoplancton marin

 

Souche vivante de phytoplancton marinDans le cas ou vous souhaitez directement ajouter dans votre aquarium du phytoplancton vivant et pur, nous vous invitons à découvrir le Mix, un concentré de souches vivantes 100% pur et 100% naturel.


Il contient le mélange de 4 souches vivantes de phytoplancton, idéal pour nourrir les coraux LPS mais aussi favoriser le développement de la microfaune dans votre aquarium recifal.

 

 

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Comment contrôler la densité du phytoplancton

Utilisation du disque de Secchi pour contrôler la croissance du phytoplancton

Le disque de Secchi est utilisé pour mesurer la turbidité d’un liquide et dans notre cas il va être très utile pour mesurer et contrôler la croissance des souches de phytoplancton dans nos réacteurs.

Le disque de Secchi est composé généralement d’une rondelle de 20cm de diamètre partagée en quarts alternés noirs et blancs (2 côtés noirs et 2 blancs) avec une corde accrochée ( Cf photo disque de Secchi )

Le disque Secchi a été nommé d’après son inventeur Pietro Angelo Secchi (1818-1878), scientifique jésuite (astrophysicien, météorologue…) qui fut directeur de l’Observatoire du Vatican (1850…). Le disque servit pour la première fois en mer Méditerranée en 1865. Il a pour avantages d’être léger, peu encombrant, bon marché et simple d’utilisation ( Source Wikipédia )

Pour mesurer la turbidité du liquide, il faut plonger le disque dans le liquide jusqu’à ce que l’on ne puisse plus le voir. Ensuite on note la profondeur (longueur du câble) puis nous remontons le disque jusqu’à réapparition de celui-ci, notée également. La mesure retenue est le point médian entre ces deux extrêmes. Ainsi on marque la corde à la surface du liquide et on mesure la longueur de la corde immergée.

Dans le cas de la mesure de la croissance de nos cultures de phytoplancton, nous remplacerons la corde par une baguette bois ou plastique ( pour faciliter les relevés ). Sur cette baguette nous noterons une graduation tous les 1 cm. Une graduation de 2cm à partir du disque correspondra à une culture bien concentrée (0.5g/l à 0.8g/l)

Disque de Secchi pour contrôler la densité du phytoplancton

 

Matériel pour fabriquer un disque de Secchi pour les cultures de phytoplancton marin

Dans le cas de vos cultures de phytoplancton marin, il vous faudra :

  • Un plastique blanc, dans mon cas j’ai utilisé un couvercle d’une boite plastique
  • Une baguette en bois ( ici baguette chinoise )
  • Un marqueur indélébile
  • Un cutter
  • Un objet rond de 5 cm de diamètre ( un verre ou autre ) pour faciliter le découpage.

Afin de constituer un disque de Secchi convenable pour vos mesures prenez le morceau de plastique blanc épais. Couper un rond d’environ 3 à 5 centimètres de diamètre puis prenez le marqueur et dessinez le disque. Ensuite il suffit de fixer en dessous du disque une punaise ou une pointe avec le côté piquant en avant. Prenez la petite baguette de bois droite et y graduer les centimètres et ensuite fixez la baguette sur la punaise ou pointe.

Votre disque de Secchi est fait :

Outils pour fabriquer disque de Secchi

Découpe du disque de Secchi

Disque de Secchi

Méthode pour contrôler la densité de vos cultures avec un disque de Secchi

Plongez le disque de Secchi bien perpendiculairement soit dans votre culture soit dans au récipient préparé à l’avance.

Enfoncez le disque de Secchi jusqu’à ce qu’il ne soit plus visible dans le liquide. A ce moment là, notez bien sur la baguette graduée le niveau atteint. Ensuite ressortez la baguette et regardez le nombre de centimètre immergé.

Pour la mesure de croissance des microalgues, une graduation de 2cm correspond à une culture bien concentrée (0.5g/l à 0.8g/l) en fonction de chaque souche. 

Disque de Secchi dans culture de phytoplancton

Disque de Secchi plongé dans une culutre de phytoplancton

Disque de Secchi immergé dans une culture de phytoplancton marin

Important :

  • Une graduation de 2cm correspond à une culture bien concentrée (0.5g/l à 0.8g/l)
  • Faire attention à bien nettoyer le disque, surtout dans le cas d’une utilisation pour contrôler plusieurs cultures ( Afin de ne pas les souiller et/ou mélanger plusieurs souches ensembles )
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L’apport de phytoplancton est-il utile pour les coraux SPS

Acropora SPS phytoplancton

Suite à de nombreuses demandes afin de savoir si l’ajout quotidien de phytoplancton a un réel bénéfice pour la croissance de nos coraux SPS, voici un article qui explique synthétiquement comment fonctionne les coraux de type SPS et si il est utile d’avoir un apport régulier de phytoplancton marin.

Les coraux SPS

Les coraux SPS ( Small Polyps Scleractinian soit en français petites polypes durs ) sont des animaux qui vivent dans les eaux marins océaniques.

Ils sont composés de polypes dont l’aspect ressemble à des minuscules anémones de mer, mais à la différence des anémones ils ont un “exosquelette dur” qui s’appelle le « coenostéum » et se différencient des coraux LPS ( Large Polyp Scleractinian soit en français grandes polypes durs ) qui ont aussi un exosquelette dur.

Il est intéressant de noter que leur exosquelette est composé de carbonate de calcium sous forme d’aragonite.  Ainsi les coraux SPS peuvent prendre différentes formes, souvent sphériques ou en forme de buisson de cornes, et parfois à des formes beaucoup plus complexes selon le mouvent de l’eau.

Les coraux durs ( ou scleractinian ) sont des constructeurs de récifs coloniaux, il y a des coraux dits “hermatypiques” et des coraux “ahermatypiques”.

Les coraux hermatypiques

coraux hermatypiques

Les coraux hermatypiques sont des coraux durs constructeurs de récif via la production d’un squelette calcaire, parmi ces coraux nous retrouvons des Acroporidés  du types Acropora et Montipora.

Pour maintenir ce type de corail il est nécessaire d’avoir une eau chaude ( 24-26° ) claire avec une faible concentration de nutriments en suspension ( Faible concentration de nitrates et phosphates ) et riche en oxygène.

La lumière devra être en abondance, car le développement du corail se réalisera par le processus de la photosynthèse.


Les coraux ahermatypiques

coraux ahermatypiques

Les coraux ahermatypiques sont des coraux durs non constructeur de récif. Ils ne synthétisent pas ou ils ont besoin de très peu de calcium pour construire un squelette calcaire.

C’est le cas des coraux madrépore par exemple. ( Cf Photo corail madrépore ). Ils sont souvent massifs et solitaires.

Comment se développe les coraux SPS

Il est important de comprendre comment se développent les coraux SPS afin de mieux les maintenir dans nos bacs récifaux. Voici quelques grands principes :

1 – La lumière

La lumière est capitale dans le développement du squelette grâce au processus de la photosynthèse. Ce processus est réalisé grâce aux zooxanthelles qui sont des algues symbiotiques vivant à l’intérieur des polypes des coraux.

2- Le calcium

L’apport quotidien en calcium permet de fortifier et de développer le squelette calcaire, ainsi que l’apport en magnésium et strontium.

3- Le Zooplancton

Il est intéressant de noter que les coraux sont aussi des carnivores !

Bien entendu ils se nourrissent de proies qui sont dimensionnées à leurs tailles. Comme le montre le schéma vous pouvez imaginer la taille d’une polype d’un corail du type Acropora en regardant votre bac.

Maintenant si l’on analyse la taille de sa bouche, nous comprenons qu’ils se nourrissent essentiellement de zooplancton, et parfois de larves.

Nous pouvons observer cette chasse principalement la nuit avec leurs tentacules.

polype d'un corail


“On sait que les couches planctoniques se rapprochent la nuit de la surface, c’est donc avec le crépuscule que le polype commence sa chasse. Ses parties molles, jusque-là rétractées dans le calice, s’étirent. Les tentacules se déploient et s’agitent en tous sens, explorant aveuglément la mer (…) Il suffit qu’un tentacule attouche à peine une proie, c’est aussitôt l’explosion des batteries de cnidoblastes qui déchargent leur harpon empoisonné. La proie foudroyée ou paralysée est alors emprisonnée dans une forêt ondulante de tentacules qui la dirige vers la bouche. La digestion a lieu dans la cavité gastro-vasculaire où l’endoderme sécrète des enzymes digestives permettant la dégradation rapide en produits facilement assimilables.”
Extraits de : Les coraux, B. Robin C. PETRON, C. Rives

4- Le Phytoplancton marin ?

Suite à différentes études, il semblait que les coraux de type SPS ne se nourrissaient pas de phytoplancton marin, à la différence des coraux LPS ou coraux moux,  cependant des études récentes menées par l’AIMS (Institut Australien des Sciences Marines) explique que la majorité des nourritures qui sont artificielles, ne sont pas bien acceptées par les Acroporas excepté le phytoplancton vivant:

Des ajouts réguliers de phytoplancton, peuvent avoir un impact tout à fait positif. D’autres remarques importantes provenant d’autres études et citées dans celle-ci, montrent que l’eau de mer naturelle non filtrée s’est révélée donner de meilleurs résultats en terme de croissance. Probablement à cause du phytoplancton inclus dedans. Les Acropora ont également une capacité limitée par rapport à d’autres espèces avec la même taille de polypes (Pocillopora, Seriatopora …) à capturer des proies vivantes ce qui suggère que du phytoplancton plus petit et moins mobile est le type de proies le plus adapté pour eux.

Extraits de : Elucidating an optimal diet for captive Acropora corals’ par J.A. Conlan, C.A. Humphrey, A. Severati, C.C. Parrish, D.S. Francis.

Pour plus de détails sur l’article : https://recifalnews.fr/2019/09/acropora-quelques-publications-interessantes/

5- Pour résumer

Ajouter du phytoplancton marin vivant est donc bénéfique pour votre bac, il permettra de développer la micro et marcofaune, nourrir vos coraux moux et LPS et favorisera aussi le développement de vos coraux SPS.

Dans un article précédent nous avons vu l’importance de rajouter du phytoplancton marin pour entretenir votre microfaune et donc d’avoir une grande diversité de zooplancton dans votre bac récifal.

Il est la première étape de la chaîne alimentaire et avec un ajout régulier de phytoplancton marin, le zooplancton proliférera comme les copépodes, les rotifères, naupli d’artémia ..

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Les fondamentaux en récifal: le cycle de l’azote

Le cycle de l’azote

Pour une maintenance simple, il faut bien comprendre divers fondamentaux comme le cycle de l’azote en récifal

Définition: Le cycle de l’azote est le procédé biologique et naturel d’élimination des ammoniac (NH3) et des nitrites (NO2)

La base du récifal est réalisée grâce à la présence de bactéries spécifiques , qui se nourrissent d’ammoniaque, puis quand l’ammoniac est digéré, il en résulte des nitrites. Ensuite, dans un second temps, d’autres bactéries (nitrobacter) s’occupe des nitrites et fait des nitrates (NO3)
Le nitrate est consommé par des bactéries dans les pierres vivantes puis consommé par les algues supérieur et les coraux mous.

Voici un schéma du cycle de l’azote sur une méthode berlinoise ( avec des pierres vivantes ) :

Le cycle de l'azote

L’azote organique est pris en charge par différentes bactéries pour retrouver une forme minérale : ammoniac (NH3), ammonium (NH4), nitrites (NO2), nitrates (NO3) ou diazote gazeux (N2).

Alors que les NH3, NH4 et NO2 sont toxiques à de faibles concentrations, les NO3le sont beaucoup moins. Le cycle commence sont processus

Vous avez compris, pour avoir une «maintenance facile» il vous faudra dans un aquarium récifal seulement quelques coraux mous, des crevettes nettoyeuses et quelques vers tubicoles, et très peu de déchet!

Si vous rajoutez des poissons, il y aura de la pollution !  D’où l’importance d’avoir un système de filtration performant pour éliminer les déchets avant leur transformation (Écumeur, pompes de brassage ..)

Aquarium recifal en cour de cycle azote

Exemple d’un aquarium recifal en cours de demarrage de cycle.

Il faut environ 3 à 4 semaines de « cyclage » lors de son démarrage. cela permet un développement des bactéries du cycle de l’azote pour dans un premier temps prendre en charge la matière morte présente sur et dans les roches vivantes, et pour ensuite pouvoir dégrader les dechets

Et le phytoplancton dans tout ça !

L’ajout quotidien de phytoplancton marin permettra d’équilibrer et de nourrir votre microfaune, essentielle pour le nettoyage du bac et son équilibre. Le phytoplancton marin permettra aussi au passage à nourrir vos coraux de type LPS ou vos coraux moux.

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Le zooplancton en récifal – Les copépodes

Le zooplancton récifal – les copépodes

Le zooplancton en aquarium récifal est composé de plusieurs groupes d’organismes marins, et cet article aborde principalement les copépodes qui composent la microfaune et macrofaune de nos aquariums marin. 

La microfaune désigne l’ensemble du zooplancton inférieur à 0,2 mm et la macrofaune désigne les animaux dont la taille s’échelonne entre 4 et 80 mm et qui peuvent être facilement observés à l’œil nu.

Vidéo d’une goutte de Zooplancton ou l’on peut observer des copépodes à l’œil nu puis au microscope de la microfaune de pleine eau :

Les copépodes

Les copépodes appartiennent à la classe des crustacés, et il y a plus de 14 000 espèces identifiées à ce jour dont 10 000 sont marines. Les copépodes sont de petits crustacés dont les adultes mesurent le plus souvent qu’un ou deux millimètres (les espèces les plus petites mesurent environ 0,2 mm et les plus grandes environ 10 mm).

Le terme de copépode est issus de deux racines grecques : kope qui signifie rame et podos qui signifie pied. Le nom de ces animaux fait ainsi référence à leurs pattes en forme de rames. Les copépodes représentent entre 60% à 80% de la biomasse zooplanctonique et en fait l’élément principal du zooplancton.

Morphologie :

copépodes

    • La tête, ou céphalosome, est composée de 6 segments fusionnés.
    • Le métasome ou thorax est composé de 5 éléments, ou segments thoraciques.
    • L’abdomen est également composé de 5 segments ( formant l’urosome )
    • Le dernier segment porte l’anus ainsi que deux extensions plus ou moins développées formant la furca.
    • La tête et le thorax constituent le céphalothorax.
    • Les appendices, ou antennes, sont souvent de longueur à peu près égale à celle du corps. Elles portent souvent un grand nombre de soies qui peuvent jouer un rôle sensoriel, intervenir dans la capture de la nourriture et participe à la locomotion . Elles sont souvent utilisées pour distinguer les différentes espèces de copépodes.

 

Nous nous intéressons à deux groupes principaux de copépodes : les Harpacticoïda qui sont entièrement benthiques ( copépodes vivant sur le fond ou à l’intérieur même des sédiments, souvent au fond de l’aquarium ou sur la paroie) et les Calanoïda c’est à dire des animaux pélagiques (nage libre).

Harpacticoïda

copépode harpacticoidaLes copépodes appartenant à l’ordre  harpacticoida  vivent au fond de l’eau, sur le substrat, les roches ( infractuosités des pierres vivantes ) les vitres et sur d’autres surfaces. Ils sont faciles à reconnaître car ils ont une première antenne très courte.

Ils se nourrissent de matière organique morte : boue ou détritus et des micro-algues de l’eau et sont ainsi de très bon détritivores.

Ils sont très appréciés par le Synchiropus splendidus  ( appelé plus communément le mandarin ), et d’autres dragonnets, blennies, gobies et autres vivants qui chassent sur les pierres vivantes ou le substrat.

Les juvéniles copépodes sont d’environ 100 microns, et sont appréciés comme nourriture pour larves de poissons.

Ce groupe de copépodes est facile de maintenance et accepte sans trop de problème des variations de température, de salinité ( Salinité 20 – 34 ppt / Température 15-28 ° C )

Calanoïdes

copépode calanoïdeLes copépodes appartenant à l’ordre calanoïde se reconnaissent par de grandes antennes. La plupart du temps, ils sont dans la colonne d’eau et sont difficiles d’entretien dans nos aquariums  récifaux ( Souvent éliminées par la filtration et l’écumeur).

Ils ont un cycle de vie d’environ 30 jours et consomment principalement que du phytoplancton . Enfin, certaines espèces sont très tolérantes à la température et à la salinité.

Le fait qu’ils ne vivent pas sur le substrat comme les  harpacticoida, leur entretien dans un aquarium récifal est très difficile, excepté si il s’agit d’un annexe pour l’entretien des  calanoidas.

 

L’alimentation des copépodes

Elle est différente selon le type d’espèce, de la croissance et même des saisons, cependant elles ont quelques points communs :

Il y a les copépodes qui sont herbivores et les copépodes qui sont carnivores. Les copépodes herbivores sont presque toujours des filtreurs et se nourrissent d’algues unicellulaires de petite taille (5 à 50 µm environ) en eau douce comme en mer. Les souches de phytoplancton les plus appropriées pour leurs développements sont la souche tetraselmis suecica et la souche Nannochloropsis Oculata

Il y a aussi les copépodes carnivores qui ne filtrent pas l’eau mais qui attrapent leurs proies après avoir détecté les mouvements (mécanoréception) ou les effluves chimiques (chémoréception). Ces proies peuvent être de très petits organismes pluricellulaires tels que les rotifères, des larves d’autres crustacés ou encore d’autres copépodes.

Entre les deux, nous avons beaucoup d’espèces de copépodes qui ont régime un alimentaire à la fois herbivore et carnivore et qui participent à nettoyer les détritus organiques lorsque ceux-ci sont abondants dans l’aquarium.

Plus globalement, au vu de leurs diversités, les copépodes sont très important dans l’équilibre de nos aquariums recifaux et marin car ils sont à la base de la chaîne alimentaire et permettent ainsi de faire le lien le monde microbien et la macrofaune. Grâce à eux et la prédation exercée au niveau des différentes microbiennes, les copépodes permettent la régulation de ces populations et participent au recyclage de la matière organique.

A terme, un aquarium recifal sans leur présence pourrait conduire à l’asphyxie de votre aquarium.

Astuce :

Si votre bac est très pauvre en microfaune, nous vous conseillons l’ajout / ou remplacement de quelques pierres par des pierres vivantes bien fraîches regorgeant de microfaune naturelle. Il est aussi possible de se procurer directement de la microfaune auprès de votre spécialiste eau de mer ou sur directement sur internet.

Au début d’un bac la microfaune est présente avec l’ajout des pierres vivantes, mais malheureusement elle disparaît peu à peu par manque de soin et d’apport en nourriture. L’ajout de phytoplancton marin est un moyen de la maintenir et de la développer.

Vous pouvez aussi rajouter directement dans votre aquarium recifal ( de préférence le soir ) le Mix de Zooplancton en vente sur le site  :

bouton achat zooplancton

 

 

 

Sources : Rapport de l’observatoire Océanologique de Villefranche-sur-Mer et wikipedia.org

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Le phytoplancton pour garder propre vos microbags

Filtre microbag phytoplancton

Pour tous ceux qui possède un aquarium récifal avec décantation et qui ont des filtres microbags, c’est souvent une vrai galère pour éviter qu’ils ne se colmatent…

La solution : le phytoplancton marin

Nous aimerions vous dire que la solution a été trouvé après multiples recherches, mais non ! Nous avons juste fait un état des lieux lorsque nous nous sommes inquiété que je nous ne changions / nettoyons plus nos microbags.

La raison ? Nous avons trouvé dans nos microbags une multitude de microfaune qui s’occupait de TOUT nettoyer à notre place. Le rêve … en fait nos microbags étaient rempli de”petits escargots” du nom de Euplica varians + microfaune (artémias, copépodes… )  qui s’occupaient de faire le nettoyage.

Nous avons donc fait la relation avec notre nourrissage quotidien au phytoplancton qui avait développé la microfaune.  L’ajout de phytoplancton marin vivant de dunaliella salina et Nannochloropsis Oculata y est pour beaucoup car elles ont servi a entretenir cette microfaune jour après jour.

En effet, l’ajout quotidien de phytoplancton est un remède naturel pour nos bacs récifaux, et il est idéal pour nourrir la microfaune de nos aquariums récifaux.

filtres microbags avec microfaune

Nous l’oublions souvent, mais la base d’un aquarium récifal ne réside pas que sur les bactéries mais aussi dans la microfaune.

Au début votre microfaune est présente avec l’ajout de pierres vivantes, mais cette microfaune disparaît peu à peu avec le temps !

Surtout si vous avez des poissons comme le poisson-mandarin c’est à dire le Synchiropus splendidus ! L’ajout de phytoplancton marin vivant permet donc de maintenir cette microfaune et de la développer au fil du temps.

Nous nous sommes posé la question pour quelles raisons nos chères récifalistes investissent des sommes considérables dans le matériel + le vivant pour obtenir des aquariums récifaux à couper le souffle mais que l’entretien de cette microfaune était si méconnu.

Après lecture de multiples commentaires sur les forums à ce propos, nous sommes venu à la conclusion que les témoignages permettant d’attester des résultats d’un entretien régulier au phytoplancton étaient très rare, laissant place à des témoignages sur l’importance de la maintenance de”base” comme les méthodes de supplémentation ( RAC ou bailing ) pour nos coraux.

Conclusions

En effet, nous n’avons encore assez de recul sur l’importance du phytoplancton pour les coraux dur de type SPS comme les acroporas, même si aujourd’hui nous commençons à avoir de plus en plus de témoignage. Un article est dédié sur le sujet : l’apport de phytoplancton est-il utile pour les coraux du type SPS.

Cepandant, nous avons noté un changement radical du comportement des coraux LPS ou des coraux moux grâce à un apport régulier de phytoplancton marin vivant. Ce changement fut visible par le gonflement et la croissance de ces coraux sur l’espace de quelques mois.

Bien entendu, les méthodes de supplémentations traditionnels ne sont pas à abandonner, bien au contraire, mais l’ajout régulier de phytoplancton permettra de stabiliser votre microfaune et à terme votre aquarium récifal vous le rendra par la splendeur de vos coraux.

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Fabriquer un réacteur à phytoplancton et lancer sa culture

Comment fabriquer son réacteur à phytoplancton et cultiver son phytoplancton marin ?

Pour commencer il faut réfléchir aux objectifs de vos cultures, du nombre de souche à cultiver et de la quantité de phytoplancton à produire pour alimenter votre bac.

En principe, il faut rajouter en moyenne 4 ml / 100 litres de bac de phytoplancton tous les 2 jours sur la totalité des souches cultivées. Pour commencer utiliser des réacteurs de 2 litres est un bon compromis.

Au niveau des souches de phytoplancton, voici un bref résumé des possibilités :

Pour nourrir votre microfaune, les coraux ou vos cultures de zooplancton :

Pour nourrir la microfaune et les coraux mais aussi agir sur des paramètres de votre aquarium recifal :

Etape 1 : Liste des courses pour la fabrication du ou des réacteurs à phytoplancton

Méthode rapide :

Voici un exemple de montage simple et peu coûteux.

Il vous faudra :

  • 2 cuves ( de préférence du verre ) de 2 litres
  • 1 pompe à air ( Pompe pour petit aquarium d’eau douce )
  • Des robinets pour le réglage de l’aération dans les cuves
  • 2 tiges carbones
  • Un éclairage T5 / T3 ou led de 6500K
  • Un réflecteur pour optimiser l’éclairage
  • 2 pompes eau faible débit ( pour favoriser le brassage dans le réacteur si le diamètre est supérieur à 100 mm )

Réacteur phytoplancton


Méthode pro :

 

Il vous faudra pour concevoir le réacteur à phytoplancton les éléments suivants :

  • 30 cm de pvc translucide de 100 ou un pot en verre de diamètre 100
  • 1 manchon pvc 100
  • 1 bouchon pvc 100
  • 1 manchon de 50
  • 10 cm de tube pvc de 50
  • 1 bulleur puissance selon le nombre de réacteur et quelques mètres de tube a air

Réacteurs à phytoplancton
Réacteurs fabriqués par David BASSA

Etape 2 : Fabrication du réacteur à phytoplancton marin

1- Couper le manchon de 100 en 2, le chauffer au décapeur thermique pour arriver a l’enfiler sur le vase

2- Percer le bouchon de 100 au centre avec un scie cloche de 52 ou 53. La collerette du manchon de 50 doit servir de butée

3- Raccourcir un peu le manchon de 50 de 2 ou 3 cm (photo 6) et le coller à la colle PVC dans le trou du bouchon de 100 et coller le bouchon dans le manchon de 100

4- Il y a une butée dans le manchon de 50, celle ci sert de support à la lampe led et le tube de 50 sert juste à protéger la partie électrique de la douille G10.

5- Emboîter le tube de 50 dans le manchon

6- Percer 2 trous, un pour l’arrivé du bulleur avec un raccord démontable ( style osmoseur) et un trou pour laisser sortir l’air avec un tube de 5 cm de long suffit.

7- Faire un petit joint de silicone spécial aquarium à l’intérieur du réacteur entre le verre et le manchon pour éviter d’éventuelles coulures d’eau

Réacteur à phytoplancton
Réacteurs fabriqués par David BASSA

Etape 3 : Remplissage des réacteurs à phytoplancton

Il ne reste plus qu’à ajouter vos souches de phytoplancton diluées à de l’eau neuve préparée avec de l’eau osmosée et du sel marin d’une densité d’environ 1024 et température d’environ de  25 degré.

Pour réussir le démarrage de la culture nous vous conseillons le ratio suivant de 1/3 de souches et 2/3 d’eau préparée. Dans le cas d’un réacteur de 2 litres par exemple, il faudra environ 600 ml de souches et rajouter 1200 ml d’eau préparée. Une méthode alternative pour rajouter moins de souches au départ est de commencer avec 300 ml de souches et rajouter 600 ml d’eau préparée = 900 ml puis 15 jours plus tard ( lorsque le phytoplancton est bien dense ) compléter avec 900 ml d’eau préparée.

Lors du démarrage il faut aussi ajouter de l’engrais afin que le phytoplancton puisse se développer.

Il existe plusieurs type d’engrais :

  • GROTECH PhytoFood – 500 ml, mais très peu nutritif – pas conseillé
  • Engrais pour plante ( type Algoflash ), à éviter si la culture du phytoplancton est destinée pour alimenter un bac récifal du fait des produits chimiques contenu dans l’engrais.
  • Le milieu de culture Conway avec est une solution interessante et utilisée depuis quelques années faute d’alternative pour la culture du phytoplancton destinée à un bac recifal car cet engrais est principalement composé de vitamines nécessaires au développement du phytoplancton ainsi que de nitrate. Par-contre, bien contrôler les nitrates et les phosphates de votre aquarium avant de rajouter le phytoplancton récolté. Idéalement, stopper l’apport de l’engrais quelques jours avant la récolte permettra de diminuer les No3 de la culture.
  • La solution nutritive ultra-concentrée basée sur la formule Guillard F/2 pour la culture des souches de Phytoplancton marin. Solution spécialement étudiée pour la culture du phytoplancton et proposé sur le site, elle est garantie sans N03 et Po4. Nous avons réalisé un test ATI de la solution : TEST ATI du 03/01/2020`

Dans le cas de l’utilisation de l’engrais Phytoboost basé sur la formule Guillard F/2, il faut ajouter 1ml par litre de phytoplancton  2 à  3 fois par semaine

Enfin reste à régler l’éclairage. Nous vous conseillons d’éclairer en moyenne sur une durée de 18h par jour.

Si vous souhaitez produire plus de phytoplancton, augmenter la durée de l’éclairage ( 24h/24 ), dans le cas contraire, si vous produisez trop de phytoplancton, vous pouvez réduire l’éclairage ( 12h – 16h / jour )

Etape 4: la récolte du phytoplancton marin


Selon la densité du phytoplancton contenu dans le réacteur ( Au bout de 10 à 15 jours ) vous pouvez commencer à récolter.

Nous vous conseillons de stopper 3-4 jours avant récolte l’apport de l’engrais et ensuite de prélever 1/3 de phytoplancton du réacteur que vous pourrez conserver maximum 1 mois au frigo. Ensuite, rajouter dans votre réacteur l’équivalent du volume ainsi prélevé en eau neuve et rajouter de l’engrais.

Attention : l’eau rajoutée doit être à la même salinité et température  que le réacteur. Dans le cas de plusieurs cultures de souches, faire bien attention à ne pas contaminer les souches entre elles.

 

Réacteur à phytoplancton de 2 litres vide
Réacteur de 2 litres vide

Réacteur de phytoplancton de 2 litres
Réacteurs de 2 litres prêts pour la récolte 15 jours après.

Bonne culture à vous.

Information : nous vous proposons pour le démarrage de vos cultures des souches de phytoplancton 100% pures et naturelles ainsi que de l’engrais reefsafe Phytoboost, disponible à la boutique :